"C'est une surprise totale (...). En général un deuxième mandat est pratiquement automatique, sauf en cas de dysfonctionnement grave, donc j'étais tout à fait confiant", explique Olivier Py. "Je suis viré pour avoir réussi (...) J'avoue ne pas comprendre", ajoute-t-il.
"Je suis fier de mon bilan. Je ne le dis pas simplement pour moi mais pour mes équipes qui ont mené cette maison à un endroit où elle n'était pas. Le taux de fréquentation est optimal - 82% -, 10.000 abonnés, 150.000 spectateurs avec des oeuvres exigeantes", poursuit le metteur-en-scène.
"C'est bien cela mon idée du théatre populaire: amener un public large et diversifié socialement à des oeuvres exigeantes. On a beaucoup travaillé sur les publics jeunes, on a créé toutes sortes de partenariats", ajoute-t-il.
Et, insiste-t-il, "pour la première fois, le théatre de l'Europe a enfin de l'argent de l'Europe ! Si le président de la République signe mon départ c'est un beau cadeau que je fais à mon successeur. Il va avoir les moyens de travailler !".
Dans le cadre d'un projet associant cinq théatres européens, le théatre de l'Odéon a obtenu une importante subvention de cinq millions d'euros sur cinq ans, financé à 50% par la commission européenne.
Si sa candidature est acceptée par Nicolas Sarkozy, Luc Bondy, actuellement directeur du festival de Vienne, doit remplacer Olivier Py à partir de mars 2012, date à laquelle s'achève son mandat actuel de cinq ans.
Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a souligné que Luc Bondy aurait "notamment pour mission de renforcer la dimension européenne du théatre de l?Odéon-Théatre de l'Europe".
"Luc Bondy est un très grand metteur en scène international, il n'y a aucun doute là-dessus (...) mais je ne peux pas laisser dire que le travail européen n'a pas été fait alors que c'est tout l'inverse", déclare Olivier Py.
chopard
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